AÏ-DÔI

L'Aï-Dôi est une discipline dédiée à ceux qui souhaitent construire la paix en eux, pour et avec les autres. Elle n'est supérieure à aucune autre discipline.

L'Aï-Dôi, art pacifiant, propose simplement un autre chemin issu des BuDô*, un chemin pour la paix profonde dont les effets se font sentir dès les premiers moments de pratique. Les principes et les conséquences biologiques de l'Aï-Dôi sont certifiés par des scientifiques (voir l'attestation du Professeur Chauchard), démontrant ainsi objectivement les réalisations et évolutions personnelles des Aï-Dôistes.

Voilà quelques points spécifiques à L'Aï-Dôi :

  • Le souffle, issu de technique du Zen Vékidjo, devient axe vertical, permet l'enracinement, le lien entre terre et ciel puis l'expiration devient moteur pour les déplacements autour de cet axe vertical. C'est "marcher avec son hara" (partie sous-ombilicale)".
  • Les déplacements, autour de l'axe vertical, sont circulaires la plupart du temps. Ils sont issus de la manière que Maître Kobayashi Hirokazu marchait, notamment avant les séances d'Aïkidô : d'abord diriger son bassin, son fémur, et ses yeux puis poser la base des orteils sur le sol, puis l'ensemble du pied, des orteils au talon ; ensuite l'autre pied. Marcher ainsi sur une circonférence de cercle au sol ou sur celle d'un huit afin de maîtriser le contact avec la Terre, la stabilité, la mobilité et l'adaptabilité aux circonstances rencontrées. C'est "penser avec ses pieds".
  • Le corps fonctionne par "hémicorps" (tout le côté gauche, de l'extrémité du gros orteil à la tête, sera moteur tandis que le côté droit directionnel ou réciproquement). Cela comme lors de la marche lente du Zen Vekidjo.
  • Issu du Bouddhisme Zen Vékidjo, l'attention est portée sur les productions mentales et émotionnelles afin de les "laisser passer" pour qu'elle ne s'incarnent pas. Cela permet de produire des actes dépouillés des "montées égotiques", tels que peur, domination, agressivité, fuite, besoin inconscient de blesser, etc.
  • Les mouvements sont entièrement spiralés, tant dans la verticalité (des pieds à la tête) que dans l'horizontalité (des épaules au bout des doigts), supprimant toute dualité, toute "montée égotique".
  • Les gestes sont codifiés pour ne jamais éveiller de menace entre les partenaires. Ils n'engendrent donc pas de violence qui sont des graines de souffrances, de dysharmonie et de guerres futures.
  • Les armes ont fait place à des "outils d'évolution" : le bâton d'éducation des moines Zen, kyosaku, à la place du bokken, du jo et deux éventails exclusivement utilisés par les femmes.
  • Pas de dominant(e) et de dominé(e) : les partenaires échangent et s'entraident pour "nettoyer" les mémoires incarnées qui ferment l'être aux perceptions, sensations, concepts mentaux et à leur évolution.
  • Les actes deviennent petit à petit conformes aux mots prononcés.
  • Etc.

Ainsi s'éveille la bioconscience chez les pratiquants. C'est donc, via l'attention, directement au travers du corps, que germent les conséquences du comportement, de la façon de penser et d'être. C'est une disciple dont un des objectifs est la transformation concrète et naturelle de l'être, une discipline où l'on sort du domaine égotique, horizontal, pour passer à la dimension verticale de l'être, elle est réellement une discipline de spiritualité par le comportement. Hors du "champ martial ou sport de combat", elle incarne l'enseignement traditionnel, historique, des Budô* transmis depuis Boddidharma ; un enseignement d'évolution radicale chez le ou la pratiquant(e).

L'Aï-Dôi (consentement à l'union, à l'harmonie) est ainsi une autre manière d'agir et d'être.

Voici quelques aspects visuels de l'Aï-Dôi, ces fims sont volontairement au ralenti afin de pouvoir discerner avec précision la gestion corporelle, les actes des partenaires et les expressions.

A vitesse réelle, plusieurs de ces points essentiels ne pourraient être perçus.

Les films sont courts, quelques exemples de situation ont été choisis pour illustrer. Ils sont forcément limitants.

Les films date des années 93/94. L'Aï-Dôi est en perpétuelle évolution, comme il est naturel.


Si vous voulez percevoir ce qui caractérise cette discipline, observez bien chaque partie des corps en action, des pieds à la tête au bout des doigts ; ne vous arrêtez pas sur des ressemblances, observez s'il vous plaît.

L'Aï-Dôi est une proposition pour celles et ceux qui "sentent" dans cette discipline une résonnance avec leur désir d'évoluer et de participer humblement à l'édification d'une humanité plus "humaniste", au sein de laquelle chacun(e) a sa place et contribue à la qualité de vivre : c'est un autre esprit en action pour le XXIe siècle.

L'Aï-Dôi est un art pacifiant.

Le fondateur et le transmetteur de cette discipline anime l'Université ETRE Occident - Orient contenant le Centre Zen Pyrénéen (Temple de la Paix Infinie), transmet le bouddhisme zen et le Véki Yoga. Ses enseignements et propositions d'expérimentations sont regroupés dans trois disciplines complémentaires formant une unité (Aï-Dôi, Véki Yoga et Bouddhisme Zen Vékidjo) appelée "Esto Voyo" (Voie de l'Être).

L'Université ETRE Occident - Orient abrite un dojô réservé à l'Aï-Dôi : Dôjô Kobayashi Hirokazu Shihan no Takara. Les étudiants peuvent y séjourner et étudier comme c'était le cas au Japon dans le passé.

Il a fondé le Fonds de dotation Être Occident-Orient.

Avec les personnes avec lesquelles il chemine, il travaille actuellement au projet de réalisation d'une future structure pour l'Université ETRE Occident - Orient.

Il est membre du collège des experts du Fond International pour la Préservation des Arts Martiaux (FIPAM) et en organise les colloques. Le 1er colloque international du FIPAM : "Violences et société" se tiendra à Paris les 1, 2 et 3 avril 2011.

Bonne visite.

* BU DÔ, du japonais BU : arrêter la lance, déposer les armes ; DÔ : chemin pour... Traduit en Occident par "arts martiaux". Y aurait-il eu une incompréhension à lire ces deux citations :

Maître Funakoshi Gishin, fondateur du Karate Dô :"L'essence du Kara-te est d'être non-violent".

Maître Ueshiba Morihei, fondateur de l'Aïkidô : "L'Aïkidô est un chemin pour la paix" ?